Le coureur d'Euskaltel, victime d'une chute dans l'ultime étape du Tour du Pays Basque samedi dernier, sera opéré demain de sa fracture de la clavicule gauche, fracture qui a également endommagé le ligament, ce qui devrait le tenir écarté du cyclisme pendant au moins un mois.
mardi 17 avril 2007
La Bicyclette Basque réduite à trois jours
Les difficultés des courses à se maintenir et dans leur forme et dans leur qualité trouve un nouvel exemple dans le cas de la Bicyclette Basque. Seules 8 équipes ont répondu favorablement à leur invitation pour une course de cinq jours, comme les années passées. Les organisateurs ont donc dû proposer de ramener l'épreuve à trois jours pour s'assurer la présence de 17 équipes. Julian Eraso accompagne cette annonce d'un exposé très dur des effets du Pro-Tour sur le cyclisme en général et sur une épreuve comme la sienne en particulier.
Courue du 8 au 10 juin, la course basque conserve les deux tronçons de l'étape du samedi dont le second couru contre-la-montre.
Vuelta a Coruña
Alejandro Paleo (Supermercados Froiz) remporte l'épreuve galicienne. Il termine les trois étapes dans le même temps que le très prometteur Mikel Nieve (Caja Rural), mais le devance aux places obtenues (3, 19 et 7 contre 5, 22 et 6). Le Chilien Carlos Oyarzun (Ciudad de Oviedo) complète le podium.
Etape 1
Etape 2
Etape 3
Général
Etape 1
Etape 2
Etape 3
Général
lundi 16 avril 2007
Odriozola, plus que de l'optimisme
L'ancieur coureur, de Banesto notamment, officie depuis le début de l'année en tant que directeur sportif d'Euskaltel. Il dit vouloir transmettre du caractère à son équipe, ce qui constitue son véritable leitmotiv. Il doit également faire naître l'angoisse chez ses adversaires, puisqu'il annonce, tout de go, qu'avec lui "l'équipe gagnera toujours". Il se dit assuré que Koldo Fernandez remportera une étape du Giro, est très confiant en une victoire d'Igor Anton dans une étape de montagne du Tour et martèle qu'Haimar Zubeldia, s'il remporte une autre course avant, fera le Tour de sa vie. Enfin, pour ne pas ternir le tableau, la solution aux problèmes du cyclisme sont des personnes "comme lui". La fougue de la jeunesse ?
Flecha rejoint Poblet
Juan Antonio Flecha Giannoni est devenu hier l'égal de Miguel Poblet dans Paris-Roubaix en s'emparant au sprint de la 2e place devant Wesemann, Leukemans et Petito. Le Barcelonais, né en Argentine, avait pourtant fait l'essentiel en s'extrayant du peloton des favoris en compagnie de Lars Michaelsen. Mais O'Grady, membre de l'imposante échappée matinale et qu'ils rejoignirent un instant en tête de la course, redémarrait pour ne plus être revu. C'est le second podium de Flecha dans l'épreuve, le quatrième podium espagnol de l'histoire de Paris-Roubaix. Il parvient donc au même niveau que le célèbre Miguel Poblet, également détenteur d'une deuxième (1958) et d'une troisième place (1960). Mais il lui reste, à 29 ans, assez d'éditions à courir pour le dépasser et peut-être, un jour, remporter enfin l'Enfer du Nord, même s'il semble avoir laissé filer une occasion en or.

Les places de Flecha au vélodrome de Roubaix :
2007 - 2e
2006 - 4e
2005 - 3e
2004 - 13e
2003 - 25e
Sur les 18 Espagnols présents au départ, 9 ont vu le vélodrome. On notera, outre l'abandon précoce sur chute de Ventoso, 4e de Gand-Wevelgem mercredi, la bonne prestation de José Joaquin Rojas, 26e pour son premier Paris-Roubaix. Raul Alarcon (69e) achève lui aussi l'épreuve pour sa première participation, comme Mikel Gastañaga, hors délais.
Le festival Caisse d'Epargne
Il est de ces journées où une équipe entière est littéralement en état de grâce, où chacun de ses coureurs lutte en tête et à qui, finalement, il ne peut rien arriver. Face à une concurrence bien plus faible qu'au Tour du Pays Basque certes, la Caisse d'Epargne a hier profité de la Klasika Amorebieta, non seulement pour se rattraper d'une semaine sans victoire au Tour du Pays Basque, mais aussi pour s'offrir un plaisir bien perceptible.
Le couple Muniketa-Autzagane, à gravir trois fois dans la dernière partie de l'étape, a tout d'abord permis à l'échapée initiale de se décanter, laissant en tête Zaballa, Lastras, Mancebo, Julich et Bono entre autres. Dans la dernière ascension du Muniketa, Zaballa tentait de s'extraire de ce groupe, mais le regroupement s'opérait dans la descente, non seulement avec ses compagnons d'échappée, mais aussi avec quatre autres coureurs, sortis du peloton : Igor Anton, David Lopez, Joaquim Rodriguez et Alejandro Valverde. Sur 9 coureurs en tête, il y avait donc quatre coureurs d'Eusebio Unzue.
Largement assez pour attaquer, contrer et contrôler tour à tour. Après quelques nouvelles piques de Zaballa, Valverde porta l'estocade décisive dans l'Autzagane, rejoint avant le sommet par Rodriguez. Le duo ne pouvait être rejoint, et c'est main la main qu'ils franchissèrent la ligne d'arrivée à Amorebieta, le Murcian offrant la victoire à son excellent second.

samedi 14 avril 2007
Beloki chez Astana ?
Joseba Beloki, revenu sur sa décision de mettre un terme à sa carrière après l'abandon des poursuites menées à son encontre dans le cadre de l'opération Puerto, aurait selon AS trouvé un accord avec Astana, héritée de ses anciennes équipes Once et Liberty Seguros. S'il signait, il pourrait participer à la Vuelta. Une affaire qui a décidément plus nui à l'encadrement des équipes disparues qu'aux coureurs eux-mêmes.
Volta ao Alentejo - Karpets pour 1"
La seconde, toute seule, était à la mode hier, puisqu'avec la conquête du maillot de leader par Cobo au Tour du Pays Basque, c'est aussi le contre-la-montre qui s'est joué à si peu. Dans l'étape matinale, Javier Benitez (Benfica) confirmait qu'il était bien le maître du sprint au sein de ce peloton. devançant l'Argentin Garrido (Duja Tavira) et le leader Vasquez (Andalucia - Cajasur).

L'après-midi, Vladimir Karpets, grand favori, remportait son deuxième trophée de la saison, un deuxième CLM, devançant de cette fameuse seconde Manuel Lloret, coureur de la toujours bredouille Fuerteventura. Suivent quatre autres Espagnols, Hector Guerra, David Blanco, Xavier Tondo et Ricardo Serrano, qui se replace à 5" du nouveau leader, le Portugais André Vital (Madeinox).
Aujourd'hui, le profil de la 4e étape reliant Redondo à Porto Alegre (186,1 km) est jalonné de plusieurs difficultés, dont la dernière, située à 1,5 km de l'arrivée, offre des pourcentages de 15%. De quoi permettre aux candidats à la victoire finale, Ritxi Serrano en tête, de s'illustrer.
Epilogue à Oyartzun
14 km courus contre-la-montre décideront cet après-midi qui, d'Angel Vicioso (Relax) ou de Juan José Cobo (Saunier Duval), s'imposera au classement général final. Les deux coureurs, séparés d'une seconde, c'est-à-dire rien, sont tous deux efficaces dans des épreuves chronométrées de cette distance. Malgré son échappée d'hier, Cobo semble toutefois partir légèrement favori dans ce duel, ayant montré plus de puissance depuis le début de la semaine. Il s'élancera, en dernier bien évidemment, à 17h40.
Sur un parcours assez accidenté, étant donnés les enjeux de la course, les deux coureurs se présentent aussi comme des candidats à la victoire de l'étape. Ils auront néanmoins de sérieux adversaires : Julich, Bruseghin et Gomez Marchante, suite à sa chute, sont un peu des inconnues, mais on devrait à coup sûr retrouver dans les 10 premiers Valverde, Contador, Evans ou encore Sanchez.
Saunier qui rit, Saunier qui pleure
L'étape-reine du Tour du Pays Basque, courue dans des conditions dantesques, a comme attendue délivrée une lutte au sommet entre une Saunier Duval tricéphale (Gomez Marchante, Gil, Cobo) et le leader Vicioso, dont les faiblesses avaient déjà été entrevues dans l'Azpiroz la veille. Et le classement général a évolué de telle façon que le suspense pour la victoire finale est à son comble.
Dès le début de la course, de nombreuses attaques se succédaient, plaçant à l'avant des coureurs de renom ou bien placés au général. Au km 43 se détachait un groupe imposant : Scott Davis (T-Mobile), Anthony Charteau (Crédit Agricole), Carlos Barredo (Quick Step), Mikel Astarloza et Iñigo Landaluze (Euskaltel), Luis Pasamontes (Unibet), Pablo Lastras et Aitor Perez Arrieta (Caisse d'Epargne), Isidro Nozal (Karpin Galicia) et Patxi Vila (Lampre), mais surtout Juan José Cobo (Saunier Duval), 3e du général et qui annonçait déjà la couleur pour l'équipe de Joxean Matxin.
Dans l'ascension de l'Agiña, le vainqueur de la 1ère étape lâchait un par un ses compagnons d'échappée, le dernier à résister étant Astarloza. Dans le peloton, son coéquipier Samuel Sanchez s'évadait dans son terrain de prédilection, la descente, et ramenait rapidement Perez Arrieta puis Astarloza sur l'homme de tête. Dans le Jaizkibel, ils ne firent pas long feu et au sommet et dans un brouillard épais Sanchez et Cobo passaient seuls en tête, devançant de près de deux minutes un peloton considérablement réduit.
Enfin, l'Erlaitz et ses pentes à 11%, dernière difficulté de cette semaine basque, se dessinait. Au sein du peloton, Gomez Marchante et Gil, dominateurs s'en allaient ensemble pour tenter de ravir à Vicioso la place de leader. Le coureur de Relax, lui, s'accrochait au groupe des autres favoris. En tête, à 1 km du sommet, Cobo attaquait et distançait Sanchez, définitivement. Juanjo Cobo, célébrant par ces fameuses cornes sa seconde victoire, ne faiblissait pas dans la descente menant vers Oyartzun. Derrière, ses deux coéquipiers ne connaissient pas la même fortune. Sur une chaussée humide, Koldo Gil glissait, entraînant dans sa chute Gomez Marchante qui ne put l'éviter.

Gil put se relever et conserver sa 3e place à l'arrivée. En revanche, Gomez Marchante, en pleurs, terminait en roue libre et abandonnait toute chance de victoire. Enfin, le groupe Vicioso, comprenant Valverde, Rodriguez, Rebellin, Cunego, Schleck, Valjavec, Contador et Colom, arrivait sur la ligne avec moins de deux minutes de retard, 1'55 pour Vicioso, ce qui suffisait, pour 1", à lui faire perdre son maillot et l'avantage de partir lors du CLM derrière Cobo et non devant, pour un final à suspense.
vendredi 13 avril 2007
Tour de la Province de la Corogne
La province de la pointe nord-ouest de l'Espagne accueille la 6e édition de son tour, jusqu'à dimanche. Trois étapes relativement escarpées décideront du successeur du Cubain Luis Alberto Romero (Hierros Aguera). L'élite des équipes du peloton amateur est réunie pour cette épreuve 12.1.
Les équipes au départ :
ANDALUCIA CAJA SUR
CAIXANOVA
CAJA RURAL
CIDADE DE LUGO
CIUDAD DE OVIEDO – TARTIERE AUTO
COMUNIDAD VALENCIANA
DIPUTACION DE LEON
E LECLERC
FRISONOBLE
HIERROS AGÜERA – SPORT MATAS
HIERROS DIEGO
NAGARES
PSA VIGO - AUTRONIC
SAUNIER DUVAL
SEGUROS BILBAO
SOCTEC CONSTRUCCIONES
SUPERMERCADOS FROIZ
WÜRTH
Les étapes :
Etape 2 : Bertamirans - Bertamirans (120 km)

Volta ao Alentejo - 2e étape
Javier Benitez (Benfica) a remporté à Alcacer do Sal son troisième bouquet de la saison. Le valencian sort vainqueur devant Hugo Sabido (Barloworld) et Joaquin Sobrino (Relax) d'un sprint massif qui permet à Manuel Vasquez (Andalucia - Cajasur) de conserver son maillot de leader.
Aujourd'hui, l'étape est divisée en deux secteurs. Le premier, de Moura à Serpa (73,5 km), ne présente pas de difficulté. Le second, en revanche, sera d'une importance capitale pour le classement final puisqu'il s'agit d'un contre-la-montre de 12,5 km, entre Salvada et Beja.


Lekunberri - Oyartzun
La dernière étape en ligne du Tour du Pays Basque 2007 ne rompt pas avec l'esprit général du tracé, puisqu'une fois encore les coureurs ont un dur programme tout au long des 169 km ramenant les coureurs de Navarre en Guipuscoa. Parmi les six ascensions de la journée, 2 de 1ère catégorie et 4 de 2e, les 70 derniers km offrent une succession très intéressante : l'Agiña, l'Aritxulegi, et surtout le Jaizkibel et l'Erlaitz seront un terrain propice pour faire la différence.
L'enchaînement des deux dernières pourrait, ou devrait, faire débuter la lutte entre les meilleurs non pas lors du dernier mais lors de l'avant-dernier col. Après les très sévères pentes de l'Erlaitz, il restera 17 km à couvrir. Vicioso, le jour de ses 30 ans, s'il a été distancé auparavant, devra alors soit être accompagné par quelques uns de ses coéquipiers, soit appartenir à un groupe fort, au risque de perdre beaucoup si l'un ou l'autre des Saunier Duval s'échappe, avec d'autres coureurs éventuellement. Il est donc tout à fait possible, pour les prétendants à la victoire finale, de reprendre du temps et creuser de réels écarts. Leur tactique et la résistance de Vicioso détermineront l'issue finale.
L'enchaînement des deux dernières pourrait, ou devrait, faire débuter la lutte entre les meilleurs non pas lors du dernier mais lors de l'avant-dernier col. Après les très sévères pentes de l'Erlaitz, il restera 17 km à couvrir. Vicioso, le jour de ses 30 ans, s'il a été distancé auparavant, devra alors soit être accompagné par quelques uns de ses coéquipiers, soit appartenir à un groupe fort, au risque de perdre beaucoup si l'un ou l'autre des Saunier Duval s'échappe, avec d'autres coureurs éventuellement. Il est donc tout à fait possible, pour les prétendants à la victoire finale, de reprendre du temps et creuser de réels écarts. Leur tactique et la résistance de Vicioso détermineront l'issue finale.
Voigt, à la Voigt
L'Allemand Jens Voigt (CSC) a remporté hier la 4e étape du Tour du Pays Basque en solitaire, à l'issue d'une course qu'il a couru comme on a l'habitude de le voir faire. Déjà présent hier dans l'échappée qui a mené Angel Vicioso à la victoire, il se retrouvait cette fois-ci en compagnie de Gorka Verdugo (Euskaltel), Aitor Perez Arrieta (Caisse d'Epargne), Mikel Artetxe (Fuerteventure), Carl Naibo (Ag2r), Rémy Di Gregorio (Française des Jeux), Paolo Tiralongo (Lampre) et Andrei Grivko (Milram). Les 8 hommes prenaient assez rapidement une avance assez conséquente qui laissait prévoir, une fois de plus, une issue victorieuse à leur escapade.
On pensait d'ailleurs Jens Voigt dans le même état de forme que la veille lorsqu'il décrochait dans l'ascension de l'Hitzui, en compagnie d'Andrei Grivko, alors que les 6 autres se piquaient tour à tour, sans efficacité réelle cependant. Ainsi les deux bannis parvenaient-ils assez rapidement à revenir dans la descente, mais la cohésion de groupe ne s'améliorait pas pour autant. Voigt décidait donc, à une cinquantaine de km de l'arrivée, d'y aller seul, alors que le peloton naviguait encore à plus de 6'. L'écart se creusait très rapidement, ses anciens compagnons d'échappée semblant dès sa fuite résignés à ne plus jamais le revoir.Malgré la chasse sévère menée par la Caisse d'Epargne principalement, aidée par Euskaltel, Voigt, en conservant un rythme extrêmement soutenu, se présentait au pied de l'Azpiroz avec une avance qui ne laissait aucun doute sur le succès de sa tentative. Bien entendu, il souffrait sur les terribles pourcentages de la dernière difficulté, mais la franchissait en sachant qu'il avait course gagnée et levait les bras à Lekunberri avec 1'39 d'avance sur le second.

L'Allemand a toujours été à l'aise sur les terres basques : en cinq particpations, il s'est imposé quatre fois. A Hernani en 1998, à Lazkao en 2004, à Oñati en 2005 et donc à Lekunberri en 2007, il franchissait la ligne en solitaire. La seule fois où il a eu l'imprudence d'arriver accompagné, il a été battu, par Tomas Voeckler l'an dernier à Zalla. Il faut aussi noter que c'est sa première victoire dans une étape complète, les trois précédentes ayant été acquises sur les anciennes semi-étapes, disparues depuis 2005.
Derrière Voigt, les prétendants au général attendaient les 3 km du l'Azpiroz pour en découdre. Et une fois de plus, c'est Gomez Marchante qui s'envolait, prouvant qu'il est bien le plus fort cette semaine. Derrière lui, un contre de Joaquin Rodriguez et Koldo Gil n'était qu'éphémère. Mais le train du reste des favoris avait surtout pour effet de faire craquer un leader en souffrance. Vicioso bataillait seul dans le dernier km, puis retrouvait un groupe dans la descente. La perte en temps n'est ni insignifiante ni conséquente : 34" sur Gomez Marchante et 20" sur le groupe des favoris, réglé par Alejandro Valverde et dans lequel on retrouvait un Contador moins immaculé que la veille, Freire lui ayant ravi la tête du Pro-Tour, et le maillot qui va avec, mercredi à Gand-Wevelgem.La dernière étape en ligne, aujourd'hui, sera l'ultime occasion pour les Saunier Duval de revenir sur le coureur de Relax, puisqu'ils ne peuvent pas compter sur une défaillance de celui-ci dans l'étape chronométrée de samedi. Le terrain y est propice, avec le Jaizkibel et l'Erlaitz sans la partie finale.
Libellés :
Gomez Marchante,
Lekunberri,
Pays Basque,
Voigt
mardi 10 avril 2007
Urretxu - Karrantza
On quitte aujourd'hui la province de Guipuscoa pour celle de Bizkaia. A partir d'Urretxu, les coureurs se dirigeront donc vers l'ouest et Karrantza au cours d'une étape longue de 191.5 km. Face aux 9 ascensions de la journée d'hier, ce mardi ne fait pas pâle figure, puisqu'il en propose 8 (5 de 2e catégorie et 3 de 3e). le sommet de l'Alto Cuevas de Pozalagua est situé à 1 km de l'arrivée et devrait donc décider du vainqueur. Un profil très mouvementé qui va sans doute contraindre la Saunier Duval du leader Juan José Cobo à un travail assez ardu.
Les ascensions répertoriées :
Alto de Udana (3e) - km 12.5
Alto de Kruzeta (2e) - km 47.5
Alto de Bikotz (2e) - km 84
Alto de Garate (3e) - km 105.5
Alto de San Cosme (3e) - km 121.5
Alto de la Escrita (2e) - km 157.5
Alto de Ubal (2e) - km 174
Alto Cuevas de Pozalagua (2e) - km 190.5
Des cornes pour fêter un premier bouquet
La victoire de Juan José Cobo Acebo n'a pas vraiment surpris hier. Il est depuis quelques semaines bien visible en haut des classements. Ses principaux faits d'armes sont très récents, puisqu'il peut désormais annoncer dans son curriculum cycliste une 3e place à l'alto de Navacerrada dans le Tour de Castille et Leon, place qu'il conserve au classement général de l'épreuve. Samedi dernier encore, il s'emparait d'une très honorable 5e place à Estella lors du GP Miguel Indurain.
Malgré cela, l'homme de Cantabrie, que l'on avait déjà pu voir à l'oeuvre lors de l'ultime étape de l'épreuve basque l'an dernier, dans laquelle il était le dernier d'une grande échappée à céder à Thomas Voeckler et Jens Voigt, n'avait avant hier jamais levé les bras. Lever les bras n'est pas exactement la manière qu'il a choisi de célebrer son succès hier, puisqu'il a tenu à saluer son quartier de Cabezon de la Sal, dont l'emblème est le bison, en simulant des cornes.

Le coureur de 26 ans, à l'aube de sa quatrième saison professionnelle, confirme le potentiel entrevu en lui dans les épreuves amateurs. Sa première année dans le grand monde avait été gâchée par une fracture du coude survenue dès le Tour du Qatar. Le signe d'une transition difficile entre deux mondes, malgré la poursuite de sa carrière dans les rangs de Saunier Duval, à laquelle il appartient depuis le début, abandonnant successivement l'école hôtelière et la pratique du volley. Sa dernière année dans les rangs amateurs étaient pleine de promesses. Il remportait ainsi deux étapes de la Vuelta al Bidasoa, une de la Vuelta a Navarra, le championnat d'Espagne CLM et le GP Ogarrio. Il se classait 2e du classement général de la Vuelta al Bidaosoa, 2e du GP Llodio, 4e du Championnat d'Europe CLM ou encore 5e de la Vuelta a Extremadura. Des performances qui lui permettaient de terminer second au classement national de la saison, derrière Javier Ramirez.
De grand champion chez les amateurs à grand champion chez les professionnels, le pas est immense. Matxin, son directeur sportif, est convaincu qu'il est en passe de le franchir et en fait désormais un favori pour le classement final. On ne peut pas lui donner totalement tort.
Cobo devant les ténors
La première étape du Tour du Pays Basque, courue entre Urretxu et Urretxu sous la pluie dans la partie finale mais avec un public nombreux, n'a pas accouché d'une grande bataille entre les leaders annoncés. Seule l'ascension finale de l'alto de Santa Barbara a créé des écarts dans la lutte pour la victoire finale, très ténus néanmoins.
Auparavant, Pablo Lastras (Caisse d'Epargne), Aitor Hernandez (Euskaltel), et deux hommes de la formation Fuerteventura, Vicente Ballester et Javier Ramirez, s'étaient échappés dès le premier kilomètre et avaient creusé rapidement un écart qui s'éleva jusqu'à 5'22. Le coureur d'Euskaltel en profitait pour passer en tête des 6 premières difficultés et revêtir le maillot de meilleur grimpeur à l'arrivée. Le travail des Lampre et des Gerolsteiner, assez désordonné, eut néanmoins l'effet escompté puisqu'il ramena peu à peu le peloton sur un quator dont Pablo Lastras décidait de s'extraire après la seconde ascension de l'alto de Santa Barbara, à une trentaine de km de l'arrivée.
Dans l'alto de Aztiria, un nouveau groupe se détachait du peloton : Juan José Cobo (Saunier Duval), Constantino Zaballa (Caisse d'Epargne), Patxi Vila et Tadej Valjavec (Lampre), Patrick Sinkewitz (T-Mobile) et Oscar Sevilla (Relax). Vila et Sinkewitz décrochés, les quatre passaient au sommet de la difficulté, à 12 km de l'arrivée, avec 30" d'avance sur un peloton emmené par les Liquigas. Ils parvenaient à préserver un avantage raisonnable jusqu'au pied de l'ascension finale, dans laquelle Cobo plaçait une attaque foudroyante à 500 m de la ligne pour aller s'imposer devant Zaballa et Sevilla.
Derrière, le peloton se livrait alors. Gomez Marchante (Saunier Duval), était le plus prompt à s'en extraire et allait conquérir la 4e place. Valverde 6e, lui concédait, en compagnie de Gil, Rodriguez et Rebellin 4". Schleck et Sanchez 2 de plus, Di Luca 4, Cunego 6. L'écart ne devient plus anodin quand il s'agit d'Alberto Contador, passé sur la ligne à près de 20", ou de Cadel Evans, à 40". Quelques noms sont d'ores et déjà éliminés, comme Menchov (abandon), Mayo ou Kessler (à plus de 9'). Mais on n'en sait pas vraiment plus sur les prétendants réels, qui pourront en découdre à nouveau aujourd'hui sur un parcours au moins aussi exigeant.lundi 9 avril 2007
Tour du Pays Basque : Urretxu - Urretxu
La province de Guipuscoa accueille le départ et l'arrivée de cette première étape, longue de 139 km. Et ça n'est pas un départ en douceur qui est proposé aux coureurs, puisque pas moins de 9 difficultés jalonnent le parcours, 6 de 2e catégorie et 3 de 3e. L'arrivée sera jugée dans l'Alto de Santa Barbara, au cours de sa troisième ascension. A partir de la meta volante d'Urretxu au km 101.5, les coureurs n'auront tout bonnement plus aucun répit, plus aucune portion plane digne de ce nom pour souffler. Une hiérarchie intéressante devrait donc de dessiner dès aujourd'hui vers 17h15.

Les ascensions répertoriées :
Alto de Azkarate (2e) - km 18.5
Alto de Descarga (2e) - km 49
Alto de Santa Barbara (3e) - km 55
Alto de Elosua (2e) - km 80.5
Alto de Desacarga (2e) - km 98
Alto de Santa Barbara (3e) - km 104
Alto de Gabiria (2e) - km 118
Alto de Aztiria (2e) - km 127
Alto de Santa Barbara (partiellement) (3e) - km 139
47e Tour du Pays Basque : un plateau imposant

La course peut se targuer d'attirer une bonne partie du gratin mondial, exception faite de tous ceux qui courent en ce moment les classiques du Nord. De plus, beaucoup arrivent dans un très bon état de forme, ayant pour objectif très prochain les classiques ardennaises. La qualité du parcours et l'opposition de valeur sont autant d'arguments qui contribuent à la densité de la liste des participants.
Soyons fainéants et citons en vrac les noms ronflants qui pédaleront cette semaine dans les provinces basques : José Angel Gomez Marchante, Iban Mayo, Koldo Gil, Leonardo Piepoli, Carlos Sastre, Franck Schleck, Jens Voigt, Bobby Julich, Alejandro Valverde, Joaquin Rodriguez, Denis Menchov, Michael Rasmussen, Thomas Dekker, Alberto Contador, Damiano Cunego, Giampaolo Caruso, Davide Rebellin, Stefan Schumacher, Bernhard Köhl, Michael Rogers, Patrick Sinkewitz, Mattias Kessler, Antonio Colom, Danilo Di Luca, Rinaldo Nocentini, Cadel Evans, Chris Horner, Samuel Sanchez, Igor Astarloa, Mirko Celestino, Andrey Grivko, Thomas Voeckler, Jérôme Pineau, Sandy Casar, Francisco Mancebo, Oscar Sevilla, Angel Vicioso... La liste n'est pas exhaustive et ne présente pas de réelle valeur en tant que telle. Mais elle a le mérite d'être assez éloquente quant à la valeur des participants.
Parmi tous ces noms et d'autres encore, bien malin celui qui saura dégager un vainqueur dès aujourd'hui. Cependant on peut isoler certains noms, plus probables du fait de leurs objectifs ou de leurs récents résultats. Ainsi le vainqueur sortant, Gomez Marchante, son coéquipier Gil, Sanchez, Contador, Valverde, Schleck, Rebellin et Di Luca sont les plus fréquemment cités. Pour d'autres, dont Cunego par exemple, on attend de savoir ce qu'ils visent réellement cette semaine.
Un parcours aussi magnifique que le plateau et une course dont le sort est très loin d'être connu à l'avance, les ingrédients sont réunis pour offrir un très beau spectacle.
Liste des participants
Soyons fainéants et citons en vrac les noms ronflants qui pédaleront cette semaine dans les provinces basques : José Angel Gomez Marchante, Iban Mayo, Koldo Gil, Leonardo Piepoli, Carlos Sastre, Franck Schleck, Jens Voigt, Bobby Julich, Alejandro Valverde, Joaquin Rodriguez, Denis Menchov, Michael Rasmussen, Thomas Dekker, Alberto Contador, Damiano Cunego, Giampaolo Caruso, Davide Rebellin, Stefan Schumacher, Bernhard Köhl, Michael Rogers, Patrick Sinkewitz, Mattias Kessler, Antonio Colom, Danilo Di Luca, Rinaldo Nocentini, Cadel Evans, Chris Horner, Samuel Sanchez, Igor Astarloa, Mirko Celestino, Andrey Grivko, Thomas Voeckler, Jérôme Pineau, Sandy Casar, Francisco Mancebo, Oscar Sevilla, Angel Vicioso... La liste n'est pas exhaustive et ne présente pas de réelle valeur en tant que telle. Mais elle a le mérite d'être assez éloquente quant à la valeur des participants.
Parmi tous ces noms et d'autres encore, bien malin celui qui saura dégager un vainqueur dès aujourd'hui. Cependant on peut isoler certains noms, plus probables du fait de leurs objectifs ou de leurs récents résultats. Ainsi le vainqueur sortant, Gomez Marchante, son coéquipier Gil, Sanchez, Contador, Valverde, Schleck, Rebellin et Di Luca sont les plus fréquemment cités. Pour d'autres, dont Cunego par exemple, on attend de savoir ce qu'ils visent réellement cette semaine.
Un parcours aussi magnifique que le plateau et une course dont le sort est très loin d'être connu à l'avance, les ingrédients sont réunis pour offrir un très beau spectacle.
Liste des participants
Tour du Pays Basque, les grands noms
L'épreuve basque a déjà été courue à 46 reprises sous cette dénomination.
Des huit premières éditions, de 1924 à 1930, puis en 1935, deux nations se dégagent : la France et la Belgique, l'une avec 2 victoires (Francis Pelissier et Victor Fontan), 6 deuxièmes places (Henri Pélissier, André Leducq à deux reprises, Marcel Bidot, Antonin Magne et Dante Gianello) et 3 troisièmes places (Charles Lacquehay, Marcel Bidot, Victor Fontan), l'autre avec 3 victoires (Auguste Verdijck et deux de Maurice Dewaele), une deuxième place (Joseph Pe) et deux troisièmes places (Lucien Buysse et Jean Aerts). On note aussi la bonne tenue du Luxembourgeois Nicolas Frantz (une fois vainqueur, une fois 3e) et enfin la victoire de l'Italien Gino Bartali. Les Espagnols réalisent leur premier podium en 1928 grâce à leur premier grand champion, Mariano Cañardo (3e), le même Cañardo (photo) qui s'impose en 1930. Julian Berrendero termine 3e en 1935.
La guerre civile interrompt l'épreuve. A son terme et pendant la Seconde Guerre mondiale sont successivement courus le Circuit du Nord et le GP de Bilbao. Le Tour du Pays Basque renaît en 1969 et n'a plus connu de perturbation jusqu'à nos jours. En dépit de la victoire de Jacques Anquetil en 1969 et de celles des Italiens Baronchelli (1976), Battaglin (1979) et Contini (1981), l'épreuve était jusqu'au milieu des années 80 largement dominée par les concurrents hispaniques, la participation étrangère étant très réduite. Ainsi sur les 17 éditions disputées entre 1969 et 1985, on compte 12 victoires espagnoles, 12 deuxièmes places et 14 troisièmes places. On peut citer Luis Ocaña, deux fois vainqueur (1971 et 1973) et une fois troisième (1974), José Antonio Gonzales, vainqueur en 1972, 1975, 1977 et 1978 et second en 1973, Miguel Maria Lasa, en photo (1er en 1974, 2e en 1980, 3e en 1971 et 1979), ou encore Marino Lejarreta, 5e fois troisième (1980, 1981, 1983, 1984, 1985).
La participation s'internationalise alors et l'Irlandais Sean Kelly, qui l'emporte à trois reprises (1984, 1986 et 1987), est le premier à l'illustrer, Erik Breukink et Stephen Roche lui emboîtant le pas en 1988 et 1989. Julian Gorospe, vainqueur en 1990 (il avait déjà triomphé en 1983, pris la deuxième place en 1982 et la troisième en 1987 et 1988), est le dernier Espagnol à résister à cette tendance. Les années 90 consacrent les Suisses Tony Rominger (photo), trois fois vainqueur consécutivement en 1992, 1993 et 1994, ainsi que 3e en 1995, et Alex Zülle, qui le relaie par deux bouquets en 1995 et 1997 et une 3e place en 1998. Les Italiens Claudio Chiappucci (1er en 1991, 3e en 1994) et Francesco Casagrande (1er en 1996), ainsi que Pantani, Belli et Rebellin ne sont pas en reste, comme Laurent Jalabert, victorieux en 1999, 2e en 1995, 1997 et 1998, et troisième en 2000 derrière Andreas Klöden et Danilo Di Luca.
La victoire d'Iñigo Cuesta en 1998 annonce un retour aux affaires de ses compatriotes, qui enregistrent ensuite 3 victoires -Aitor Osa en 2002, Iban Mayo en 2003 et José Angel Gomez Marchante en 2006- et 10 places de 2e et 3e au cours des 6 dernières éditions. Les victoires de Raimondas Rumsas (2001), Denis Menchov (2002) et Danilo Di Luca (2005), mais également les deuxièmes places de Tyler Hamilton (2003) et Davide Rebellin (2005) témoignent du maintien d'une forte concurrence étrangère.
4 victoires : José Antonio Gonzales Linares
3 victoires : Tony Rominger, Sean Kelly
5 podiums : José Antonio Gonzales Linares, Laurent Jalabert, Marino Lejarreta
4 podiums : Miguel Maria Lasa, Tony Rominger, Alex Zülle
Des huit premières éditions, de 1924 à 1930, puis en 1935, deux nations se dégagent : la France et la Belgique, l'une avec 2 victoires (Francis Pelissier et Victor Fontan), 6 deuxièmes places (Henri Pélissier, André Leducq à deux reprises, Marcel Bidot, Antonin Magne et Dante Gianello) et 3 troisièmes places (Charles Lacquehay, Marcel Bidot, Victor Fontan), l'autre avec 3 victoires (Auguste Verdijck et deux de Maurice Dewaele), une deuxième place (Joseph Pe) et deux troisièmes places (Lucien Buysse et Jean Aerts). On note aussi la bonne tenue du Luxembourgeois Nicolas Frantz (une fois vainqueur, une fois 3e) et enfin la victoire de l'Italien Gino Bartali. Les Espagnols réalisent leur premier podium en 1928 grâce à leur premier grand champion, Mariano Cañardo (3e), le même Cañardo (photo) qui s'impose en 1930. Julian Berrendero termine 3e en 1935.
La guerre civile interrompt l'épreuve. A son terme et pendant la Seconde Guerre mondiale sont successivement courus le Circuit du Nord et le GP de Bilbao. Le Tour du Pays Basque renaît en 1969 et n'a plus connu de perturbation jusqu'à nos jours. En dépit de la victoire de Jacques Anquetil en 1969 et de celles des Italiens Baronchelli (1976), Battaglin (1979) et Contini (1981), l'épreuve était jusqu'au milieu des années 80 largement dominée par les concurrents hispaniques, la participation étrangère étant très réduite. Ainsi sur les 17 éditions disputées entre 1969 et 1985, on compte 12 victoires espagnoles, 12 deuxièmes places et 14 troisièmes places. On peut citer Luis Ocaña, deux fois vainqueur (1971 et 1973) et une fois troisième (1974), José Antonio Gonzales, vainqueur en 1972, 1975, 1977 et 1978 et second en 1973, Miguel Maria Lasa, en photo (1er en 1974, 2e en 1980, 3e en 1971 et 1979), ou encore Marino Lejarreta, 5e fois troisième (1980, 1981, 1983, 1984, 1985).
La participation s'internationalise alors et l'Irlandais Sean Kelly, qui l'emporte à trois reprises (1984, 1986 et 1987), est le premier à l'illustrer, Erik Breukink et Stephen Roche lui emboîtant le pas en 1988 et 1989. Julian Gorospe, vainqueur en 1990 (il avait déjà triomphé en 1983, pris la deuxième place en 1982 et la troisième en 1987 et 1988), est le dernier Espagnol à résister à cette tendance. Les années 90 consacrent les Suisses Tony Rominger (photo), trois fois vainqueur consécutivement en 1992, 1993 et 1994, ainsi que 3e en 1995, et Alex Zülle, qui le relaie par deux bouquets en 1995 et 1997 et une 3e place en 1998. Les Italiens Claudio Chiappucci (1er en 1991, 3e en 1994) et Francesco Casagrande (1er en 1996), ainsi que Pantani, Belli et Rebellin ne sont pas en reste, comme Laurent Jalabert, victorieux en 1999, 2e en 1995, 1997 et 1998, et troisième en 2000 derrière Andreas Klöden et Danilo Di Luca.
La victoire d'Iñigo Cuesta en 1998 annonce un retour aux affaires de ses compatriotes, qui enregistrent ensuite 3 victoires -Aitor Osa en 2002, Iban Mayo en 2003 et José Angel Gomez Marchante en 2006- et 10 places de 2e et 3e au cours des 6 dernières éditions. Les victoires de Raimondas Rumsas (2001), Denis Menchov (2002) et Danilo Di Luca (2005), mais également les deuxièmes places de Tyler Hamilton (2003) et Davide Rebellin (2005) témoignent du maintien d'une forte concurrence étrangère.4 victoires : José Antonio Gonzales Linares
3 victoires : Tony Rominger, Sean Kelly
5 podiums : José Antonio Gonzales Linares, Laurent Jalabert, Marino Lejarreta
4 podiums : Miguel Maria Lasa, Tony Rominger, Alex Zülle
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dimanche 8 avril 2007
Prueba Loinaz
Le héros de l'épreuve, une fois n'est pas coutume, ne fut pas le vainqueur cet après-midi à Beasain, au Pays Basque. Un homme a passé la journée en tête, mais sans pour autant le devoir à un peloton bienveillant. Oscar Pujol (Azpiru) a en effet intégré la première échappée de 12 hommes, s'en est allé seul dans l'alto de Urkillaga, a été rejoint par 8 puis 7 autres coureurs, s'est extirpé du groupe de 16 dans la première ascension de Mandubia avec son coéquipier Artola, ainsi que le très remuant Madrazo, Merino (tous deux de Saunier Duval) et Olano (Bidelan). Excusez du peu.
Les hommes de Baqué et de Diputacion de Leon parvinrent néanmoins à ramener le peloton avant l'acsension décisive de Mandubia. Après une tentative infructueuse de Diego Tamayo (Azpiru) dans cette ultime ascension, trois hommes s'envolèrent définitivement : Jaume Rovira (Diputacion de Leon), Carlos Oyarzun (Ciudad de Oviedo) et, vous l'aurez deviné, l'insatiable Pujol. Dans la descente, le chilien Oyarzun réussit à creuser un trou suffisant pour aller s'imposer en solitaire, devançant dans l'ordre Rovira et Pujol.
Les hommes de Baqué et de Diputacion de Leon parvinrent néanmoins à ramener le peloton avant l'acsension décisive de Mandubia. Après une tentative infructueuse de Diego Tamayo (Azpiru) dans cette ultime ascension, trois hommes s'envolèrent définitivement : Jaume Rovira (Diputacion de Leon), Carlos Oyarzun (Ciudad de Oviedo) et, vous l'aurez deviné, l'insatiable Pujol. Dans la descente, le chilien Oyarzun réussit à creuser un trou suffisant pour aller s'imposer en solitaire, devançant dans l'ordre Rovira et Pujol.
Circuito de Pascuas
La course, petite soeur du GP Miguel Indurain et dont l'arrivée est jugée à Ororbia, a été remporté par Andrei Amador (Lizarte). Le coureur du Costa Rica remporte son troisième bouquet de la saison en devançant au sprint Guillermo Lana (Azysa). Les deux hommes étaient sortis dans l'ascension du Guirguillano, en compagnie d'Iñigo Aseginolaza (Telco'm), qui n'a pu les suivre dans l'ascension de l'Etxauri.
1. Andrei Amador (Lizarte) 2h49'51
2. Guillermo Lana (Azysa) m.t.
3. José Carlos López (Camargo) à 5"
4. Mikel Illundain (Telco'm) m.t.
5. Juanpa Uriarte (Bidelan) à 13"
6. Iñigo Sabastibeltza (Lizarte) m.t.
7. Beñat Urain (Debabarrena) m.t.
8. Carlos Delgado (Azysa) a 30"
9. Eneko Echeverz (Telco'm) a 38"
10. Joseba Larralde (Bidelan) m.t.
Une place de gagnée !
La course d'attente à laquelle on a assisté cet après-midi dans le Tour des Flandres n'a pas vraiment profité aux Espagnols, dont aucun représentant n'est parvenu à rentrer dans le top 10. Cependant Jesus del Nero (Saunier Duval-Prodir) est à créditer du meilleur classement jamais réalisé, 11e, devançant ainsi la 12e place de Flecha des trois dernières éditions.Sa performance est d'autant plus exceptionnelle que c'est sa première année dans les courses du Nord (il vient de prendre la 22e place du classement général des Trois Jours de la Panne) et sa première participation à une telle classique. Il se paie même le luxe de devancer Boonen, Burghardt et Pozzato dans son petit groupe. Ebouriffant. Flecha, lui, comme Freire d'ailleurs, fut hors du coup et ne joua aucun rôle dans la course.

Au total, 9 Espagnols ont rallié Meerbeke, dont José Vicente Garcia Acosta, membre de l'échappée du jour.
11 Jesús Del Nero (Spa) Saunier Duval-Prodir
40 Markel Irizar (Spa) Euskaltel-Euskadi
49 Oscar Freire (Spa) Rabobank
52 Juan Antonio Flecha (Spa) Rabobank
70 Imanol Erviti (Spa) Caisse d'Epargne
71 Francisco José Ventoso (Spa) Saunier Duval-Prodir
100 José Vicente Garcia (Spa) Caisse d'Epargne
102 Alan Pérez (Spa) Euskaltel-Euskadi
103 Pedro Horrillo (Spa) Rabobank
Nocentini mate la Caisse d'Epargne
L'ascension jusqu'à la basilique ND du Puy a encore décidé de l'issue de l'épreuve navarraise.
La course avait pourtant été animée, plusieurs échappées se développant tout au long des 198 km du parcours. Ce furent d'abord David Arroyo (Caisse d'Epargne), Gustavo Dominguez (Karpin-Galicia), Ruben Perez (Euskaltel), Steve Zampieri (Cofidis), Manuel Diaz (Fuerteventura) et Juan José Oroz (Orbea) qui s'isolèrent en tête dans la première ascension du Guirgillano. Repris dans l'ascension du Lezaun, ils furent alors relayés par un groupe plus dangereux composé de Stefan Schumacher (Gerolsteiner), Angel Vicioso (Relax), Mikel Astarloza (Euskaltel), Sylvain Chavanel (Cofidis), José Bonilla (Fuerteventura), Hector Guerra (Liberty Seguros), et Fran Perez (Caisse d'Epargne), dont l'équipe travaillait à l'arrière, tant et si bien qu'ils revirent les fuyards juste avant la difficulté finale.
Dès 42 coureurs qui se présentaient groupés au pied du mur du Puy, l'effort intense et impressionant de Rinaldo Nocentini (Ag2r) fut le plus court. Il ne dura que 103 secondes, soit 3 de moins que Joaquin Rodriguez et 5 de moins qu'Alejandro Valverde, les deux coureurs d'Unzue complétant donc le podium. La première victoire de l'ancien Italien d'Acqua e Sapone est donc un triomphe de prestige. Le coureur, âgé de 29 ans, s'était déjà imposé sur le sol espagnol, à la Subida al Naranco il y a deux ans.
La course peut servir d'indication pour l'état de forme des concurrents du Tour du Pays Basque. La Caisse d'Epargne apparaît très forte, mais sa tactique de course est remise en question. Chez Euskaltel, si Anton a tenté et semble confirmer ses progrès constants, Samuel Sanchez n'a pas terminé. Il en est de même pour Koldo Gil chez Saunier Duval, qui a pu se consoler des belles places de Cobo et Benitez, respectivement 5e et 6e. Il faut cependant se garder d'en tirer des conclusions hâtives, et les réponses seront beaucoup plus fiables au soir de la première étape de l'épreuve basque, qui commence demain.
La course avait pourtant été animée, plusieurs échappées se développant tout au long des 198 km du parcours. Ce furent d'abord David Arroyo (Caisse d'Epargne), Gustavo Dominguez (Karpin-Galicia), Ruben Perez (Euskaltel), Steve Zampieri (Cofidis), Manuel Diaz (Fuerteventura) et Juan José Oroz (Orbea) qui s'isolèrent en tête dans la première ascension du Guirgillano. Repris dans l'ascension du Lezaun, ils furent alors relayés par un groupe plus dangereux composé de Stefan Schumacher (Gerolsteiner), Angel Vicioso (Relax), Mikel Astarloza (Euskaltel), Sylvain Chavanel (Cofidis), José Bonilla (Fuerteventura), Hector Guerra (Liberty Seguros), et Fran Perez (Caisse d'Epargne), dont l'équipe travaillait à l'arrière, tant et si bien qu'ils revirent les fuyards juste avant la difficulté finale.
Dès 42 coureurs qui se présentaient groupés au pied du mur du Puy, l'effort intense et impressionant de Rinaldo Nocentini (Ag2r) fut le plus court. Il ne dura que 103 secondes, soit 3 de moins que Joaquin Rodriguez et 5 de moins qu'Alejandro Valverde, les deux coureurs d'Unzue complétant donc le podium. La première victoire de l'ancien Italien d'Acqua e Sapone est donc un triomphe de prestige. Le coureur, âgé de 29 ans, s'était déjà imposé sur le sol espagnol, à la Subida al Naranco il y a deux ans.La course peut servir d'indication pour l'état de forme des concurrents du Tour du Pays Basque. La Caisse d'Epargne apparaît très forte, mais sa tactique de course est remise en question. Chez Euskaltel, si Anton a tenté et semble confirmer ses progrès constants, Samuel Sanchez n'a pas terminé. Il en est de même pour Koldo Gil chez Saunier Duval, qui a pu se consoler des belles places de Cobo et Benitez, respectivement 5e et 6e. Il faut cependant se garder d'en tirer des conclusions hâtives, et les réponses seront beaucoup plus fiables au soir de la première étape de l'épreuve basque, qui commence demain.
samedi 7 avril 2007
Les bergs, ultime bastion ?
Luis Otano, courant alors sous les couleurs de la formation française Margnat-Paloma- Dunlop , est le premier espagnol à franchir la ligne à Meerbeke, au terme de la 47e édition de l'épreuve qui fêtait alors son cinquantenaire. Felix Gonzalez Gorrostinaza (Super Ser) en 1975 sera le seul à le rejoindre avant les années 90. Une participation très faible, très tardive, une absence totale de préparation pour ce type de courses et une culture cycliste presque incompatible sont les causes évidentes toujours avancées pour expliquer la faiblesse espagnole dans le monde des classiques en général. Mais alors qu'il s'impose peu à peu au cours des deux dernières décennies comme un acteur réel voire majeur dans ce domaine, le Tour de Flandres résiste à sa progression.
En effet, si les années 90 sont le théâtre d'une pérennisation soudaine de la présence de coureurs ibériques à l'arrivée, les performances sont médiocres. Et on en arrive même à une terrible rechute en 1999, renouvelée en 2001, qui révèle la participation endémique voire quasi-nulle (Martin Perdiguero seul participant en 2001 par exemple). Plus aucune équipe espagnole ne participe alors que plusieurs s'y étaient risquées depuis dix ans. Depuis 2002, elles ne sont plus défaillantes, et le Pro Tour rend depuis deux ans leur présence obligatoire. Elles ne brillent pas pour autant. C'est le contingent expatrié qui s'illustre, de façon très relative bien sûr. Horillo (Mapei), mais surtout les Rabobank Freire et Flecha, 12e des 3 dernières éditions.Cette année, les choses ne devraient pas être bouleversées. Vingt Espagnols s'aligneront, dont 8 Euskaltel. Les équipes espagnoles ont très peu de chances de se mettre en évidence, si ce n'est à travers Brard ou Portal, et on peut en douter. Leur présence continue doit peu à peu les rôder mais il est évident que ça n'est ni une priorité, ni même une sinécure pour la plupart d'entre eux. Barredo non retenu par Quick Step, les regards se concentrent sur Rabobank, qui tient, en plus d'Horillo, deux chances réelles en Juan Antonio Flecha et Oscar Freire. L'accession d'un coureur espagnol au top 10 sera pour cette année. Ou pas.

Meilleur coureur espagnol au Tour des Flandres, avec sa place :
2006_ Juan Antonio Flecha (12)
2005_ Juan Antonio Flecha (12)
2004_ Juan Antonio Flecha (12)
2003_ Oscar Freire (30)
2002_Juan Antonio Flecha (43)
2001_aucun classé
2000_Pedro Horillo (51)
1999_aucun classé
1998_Jaime Hernandez (58)
1997_Jaime Hernandez (47)
1996_Francisco Cabello (80)
1995_Angel Edo (64)
1994_Herminio Diaz-Zaballa (66)
1993_Manuel Hernandez (94)
1992_Peio Ruiz-Cabestany (85)
1991_Manuel-Jorge Dominguez-Diaz (29)
1990_Eduardo Chozas (80)
1989_aucun classé
1988_aucun classé
1987_aucun classé
1986_aucun classé
1985_aucun classé
1984_aucun classé
1983_aucun classé
1982_aucun classé
1981_aucun classé
1980_aucun classé
1979_aucun classé
1978_aucun classé
1977_aucun classé
1976_aucun classé
1975_Felix Gonzalez (47)
1974_aucun classé
1973_aucun classé
1972_aucun classé
1971_aucun classé
1970_aucun classé
1969_aucun classé
1968_aucun classé
1967_aucun classé
1966_aucun classé
1965_aucun classé
1964_aucun classé
1963_Luis Otano (35)
IXe GP Miguel Indurain (1.HC)

L'épreuve phare du cyclisme en Navarre, intitulée depuis 1999 GP Miguel Indurain, se déroule aujourd'hui à Estella, à quelques dizaines de km au sud-ouest de Pampelune. Le départ s'y déroulera, comme d'habitude (11h30), l'arrivée aussi, comme d'habitude (prévue vers 16h30). Mais les organisateurs du Club Ciclista de Estella, et à leur tête Miguel Angel Landa, n'hésitent pas pour autant à faire évoluer leur épreuve. L'an dernier, l'innovation majeure était de taille puisqu'elle concernait l'arrivée, déplacée vers la basilique du Puy, et confirmée cette année. Le dernier kilomètre (ou les 950 derniers mètres pour être précis) réserve des pourcentages conséquents. 8% au début comme à la fin et 14% dans la partie intermédiaire. La difficulté est accentuée par la faible largeur de la route lorsqu'on entame les premières rampes, surtout lorsque l'écrémage n'a été que partiel. L'an dernier, ce sont 50 coureurs qui se présentaient ensemble au pied. En 2007, l'innovation provient de la supression du col considéré comme le juge de paix de l'épreuve, l'Etxauri, et d'un tracé plus condensé dans les environs de la cité navarraise. Pour pallier à cette absence de taille, les coureurs se voient proposer deux ascensions du Guirgillano, l'une par Puente de la Reina et l'autre par Arradia, en plus du célèbre Lezaun. Un parcours moins redoutable d'apparence mais toujours accidenté qui a vocation à favoriser une course de mouvement plus précoce. Il demeure néanmoins très probable que la décision se fasse sur les 9 virages de l'ascension du Puy.

Le vainqueur de l'an dernier, Wegmann (qui triomphait de son coéquipier Moletta et de Grivko) absent, le plateau ne faiblit pas. Les cadors espagnols qui en découdront la semaine prochaine sur les routes basques voisines sont nombreux à se déplacer. Alejandro Valverde, épaulé par Joaquin Rodriguez (Caisse d'Epargne), Samuel Sanchez et Igor Anton (Euskaltel), et Saunier-Duval articulée autour de Koldo Gil apparaissent comme les trois principales forces. Mais ils devront composer avec la concurrence de Schumacher, Grivko, Astarloa, Nocentini, ou de la triplette Relax Sevilla-Mancebo-Vicioso (2 victoires et 5 podiums en tout pour ce dernier), et ne font pas tous de l'épreuve un objectif réel, ce qui devrait laisser de nombreuses opportunités.Liste des partants
Résultats 2006
dimanche 25 mars 2007
Victoire de Santamarta a Laukiz
Deuxième doublé en deux ans pour l'équipe Seguros Bilbao à Laukiz. Aux côtés de Santamarta, déjà vainqueur l'an dernier et alors secondé par Intxausti (aujourd'hui à Nicolas Mateos), se trouvait cette fois-ci Jonathan Castroviejo. Cette course de 93 km des environs de Bilbao, dont la principale difficulté consiste en l'ascension répétée de l'Unbe, est la troisième remportée par les hommes de l'équipe Bilbao Seguros cette saison.
1 Raúl Santamarta (Seguros Bilbao) 2.16.52
2 Jonathan Castroviejo (Seguros Bilbao) m.t.
3 Andrés Antuña (Würth) 0.16
4 Egoitz García (Seguros Bilbao) 0.18
5 Mikel Illundain (Telco’m)
6 Juan Luis Negueruela (Alfus)
7 Rubén Reig (Würth)
8 Miguel Mínguez (Suminan)
9 Rubén Palacios (Seguros Bilbao)
10 Joseba Larralde (Bidelan) t.m.t.
samedi 24 mars 2007
Bienvenue
Ce blog a pour vocation de présenter de façon aussi régulière que possible le cyclisme espagnol, de l'élite à la base, et de tenter de porter à la connaissance du lecteur francophone des informations assez peu diffuses hors du territoire hispanique. Il est bien entendu ouvert à toutes suggestions ou offres de collaboration.
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