samedi 7 avril 2007

Les bergs, ultime bastion ?

Luis Otano, courant alors sous les couleurs de la formation française Margnat-Paloma- Dunlop , est le premier espagnol à franchir la ligne à Meerbeke, au terme de la 47e édition de l'épreuve qui fêtait alors son cinquantenaire. Felix Gonzalez Gorrostinaza (Super Ser) en 1975 sera le seul à le rejoindre avant les années 90. Une participation très faible, très tardive, une absence totale de préparation pour ce type de courses et une culture cycliste presque incompatible sont les causes évidentes toujours avancées pour expliquer la faiblesse espagnole dans le monde des classiques en général. Mais alors qu'il s'impose peu à peu au cours des deux dernières décennies comme un acteur réel voire majeur dans ce domaine, le Tour de Flandres résiste à sa progression.


En effet, si les années 90 sont le théâtre d'une pérennisation soudaine de la présence de coureurs ibériques à l'arrivée, les performances sont médiocres. Et on en arrive même à une terrible rechute en 1999, renouvelée en 2001, qui révèle la participation endémique voire quasi-nulle (Martin Perdiguero seul participant en 2001 par exemple). Plus aucune équipe espagnole ne participe alors que plusieurs s'y étaient risquées depuis dix ans. Depuis 2002, elles ne sont plus défaillantes, et le Pro Tour rend depuis deux ans leur présence obligatoire. Elles ne brillent pas pour autant. C'est le contingent expatrié qui s'illustre, de façon très relative bien sûr. Horillo (Mapei), mais surtout les Rabobank Freire et Flecha, 12e des 3 dernières éditions.

Cette année, les choses ne devraient pas être bouleversées. Vingt Espagnols s'aligneront, dont 8 Euskaltel. Les équipes espagnoles ont très peu de chances de se mettre en évidence, si ce n'est à travers Brard ou Portal, et on peut en douter. Leur présence continue doit peu à peu les rôder mais il est évident que ça n'est ni une priorité, ni même une sinécure pour la plupart d'entre eux. Barredo non retenu par Quick Step, les regards se concentrent sur Rabobank, qui tient, en plus d'Horillo, deux chances réelles en Juan Antonio Flecha et Oscar Freire. L'accession d'un coureur espagnol au top 10 sera pour cette année. Ou pas.



Meilleur coureur espagnol au Tour des Flandres, avec sa place :

2006_ Juan Antonio Flecha (12)
2005_ Juan Antonio Flecha (12)
2004_ Juan Antonio Flecha (12)
2003_ Oscar Freire (30)
2002_Juan Antonio Flecha (43)
2001_aucun classé
2000_Pedro Horillo (51)

1999_aucun classé
1998_Jaime Hernandez (58)
1997_Jaime Hernandez (47)
1996_Francisco Cabello (80)
1995_Angel Edo (64)
1994_Herminio Diaz-Zaballa (66)
1993_Manuel Hernandez (94)
1992_Peio Ruiz-Cabestany (85)
1991_Manuel-Jorge Dominguez-Diaz (29)
1990_Eduardo Chozas (80)

1989_aucun classé
1988_aucun classé
1987_aucun classé
1986_aucun classé
1985_aucun classé
1984_aucun classé
1983_aucun classé
1982_aucun classé
1981_aucun classé
1980_aucun classé

1979_aucun classé
1978_aucun classé
1977_aucun classé
1976_aucun classé
1975_Felix Gonzalez (47)
1974_aucun classé
1973_aucun classé
1972_aucun classé
1971_aucun classé
1970_aucun classé

1969_aucun classé
1968_aucun classé
1967_aucun classé
1966_aucun classé
1965_aucun classé
1964_aucun classé
1963_Luis Otano (35)

IXe GP Miguel Indurain (1.HC)


L'épreuve phare du cyclisme en Navarre, intitulée depuis 1999 GP Miguel Indurain, se déroule aujourd'hui à Estella, à quelques dizaines de km au sud-ouest de Pampelune. Le départ s'y déroulera, comme d'habitude (11h30), l'arrivée aussi, comme d'habitude (prévue vers 16h30). Mais les organisateurs du Club Ciclista de Estella, et à leur tête Miguel Angel Landa, n'hésitent pas pour autant à faire évoluer leur épreuve. L'an dernier, l'innovation majeure était de taille puisqu'elle concernait l'arrivée, déplacée vers la basilique du Puy, et confirmée cette année. Le dernier kilomètre (ou les 950 derniers mètres pour être précis) réserve des pourcentages conséquents. 8% au début comme à la fin et 14% dans la partie intermédiaire. La difficulté est accentuée par la faible largeur de la route lorsqu'on entame les premières rampes, surtout lorsque l'écrémage n'a été que partiel. L'an dernier, ce sont 50 coureurs qui se présentaient ensemble au pied. En 2007, l'innovation provient de la supression du col considéré comme le juge de paix de l'épreuve, l'Etxauri, et d'un tracé plus condensé dans les environs de la cité navarraise. Pour pallier à cette absence de taille, les coureurs se voient proposer deux ascensions du Guirgillano, l'une par Puente de la Reina et l'autre par Arradia, en plus du célèbre Lezaun. Un parcours moins redoutable d'apparence mais toujours accidenté qui a vocation à favoriser une course de mouvement plus précoce. Il demeure néanmoins très probable que la décision se fasse sur les 9 virages de l'ascension du Puy.





Le vainqueur de l'an dernier, Wegmann (qui triomphait de son coéquipier Moletta et de Grivko) absent, le plateau ne faiblit pas. Les cadors espagnols qui en découdront la semaine prochaine sur les routes basques voisines sont nombreux à se déplacer. Alejandro Valverde, épaulé par Joaquin Rodriguez (Caisse d'Epargne), Samuel Sanchez et Igor Anton (Euskaltel), et Saunier-Duval articulée autour de Koldo Gil apparaissent comme les trois principales forces. Mais ils devront composer avec la concurrence de Schumacher, Grivko, Astarloa, Nocentini, ou de la triplette Relax Sevilla-Mancebo-Vicioso (2 victoires et 5 podiums en tout pour ce dernier), et ne font pas tous de l'épreuve un objectif réel, ce qui devrait laisser de nombreuses opportunités.


Liste des partants

Résultats 2006