Des huit premières éditions, de 1924 à 1930, puis en 1935, deux nations se dégagent : la France et la Belgique, l'une avec 2 victoires (Francis Pelissier et Victor Fontan), 6 deuxièmes places (Henri Pélissier, André Leducq à deux reprises, Marcel Bidot, Antonin Magne et Dante Gianello) et 3 troisièmes places (Charles Lacquehay, Marcel Bidot, Victor Fontan), l'autre avec 3 victoires (Auguste Verdijck et deux de Maurice Dewaele), une deuxième place (Joseph Pe) et deux troisièmes places (Lucien Buysse et Jean Aerts). On note aussi la bonne tenue du Luxembourgeois Nicolas Frantz (une fois vainqueur, une fois 3e) et enfin la victoire de l'Italien Gino Bartali. Les Espagnols réalisent leur premier podium en 1928 grâce à leur premier grand champion, Mariano Cañardo (3e), le même Cañardo (photo) qui s'impose en 1930. Julian Berrendero termine 3e en 1935.
La guerre civile interrompt l'épreuve. A son terme et pendant la Seconde Guerre mondiale sont successivement courus le Circuit du Nord et le GP de Bilbao. Le Tour du Pays Basque renaît en 1969 et n'a plus connu de perturbation jusqu'à nos jours. En dépit de la victoire de Jacques Anquetil en 1969 et de celles des Italiens Baronchelli (1976), Battaglin (1979) et Contini (1981), l'épreuve était jusqu'au milieu des années 80 largement dominée par les concurrents hispaniques, la participation étrangère étant très réduite. Ainsi sur les 17 éditions disputées entre 1969 et 1985, on compte 12 victoires espagnoles, 12 deuxièmes places et 14 troisièmes places. On peut citer Luis Ocaña, deux fois vainqueur (1971 et 1973) et une fois troisième (1974), José Antonio Gonzales, vainqueur en 1972, 1975, 1977 et 1978 et second en 1973, Miguel Maria Lasa, en photo (1er en 1974, 2e en 1980, 3e en 1971 et 1979), ou encore Marino Lejarreta, 5e fois troisième (1980, 1981, 1983, 1984, 1985).
La participation s'internationalise alors et l'Irlandais Sean Kelly, qui l'emporte à trois reprises (1984, 1986 et 1987), est le premier à l'illustrer, Erik Breukink et Stephen Roche lui emboîtant le pas en 1988 et 1989. Julian Gorospe, vainqueur en 1990 (il avait déjà triomphé en 1983, pris la deuxième place en 1982 et la troisième en 1987 et 1988), est le dernier Espagnol à résister à cette tendance. Les années 90 consacrent les Suisses Tony Rominger (photo), trois fois vainqueur consécutivement en 1992, 1993 et 1994, ainsi que 3e en 1995, et Alex Zülle, qui le relaie par deux bouquets en 1995 et 1997 et une 3e place en 1998. Les Italiens Claudio Chiappucci (1er en 1991, 3e en 1994) et Francesco Casagrande (1er en 1996), ainsi que Pantani, Belli et Rebellin ne sont pas en reste, comme Laurent Jalabert, victorieux en 1999, 2e en 1995, 1997 et 1998, et troisième en 2000 derrière Andreas Klöden et Danilo Di Luca.
La victoire d'Iñigo Cuesta en 1998 annonce un retour aux affaires de ses compatriotes, qui enregistrent ensuite 3 victoires -Aitor Osa en 2002, Iban Mayo en 2003 et José Angel Gomez Marchante en 2006- et 10 places de 2e et 3e au cours des 6 dernières éditions. Les victoires de Raimondas Rumsas (2001), Denis Menchov (2002) et Danilo Di Luca (2005), mais également les deuxièmes places de Tyler Hamilton (2003) et Davide Rebellin (2005) témoignent du maintien d'une forte concurrence étrangère.4 victoires : José Antonio Gonzales Linares
3 victoires : Tony Rominger, Sean Kelly
5 podiums : José Antonio Gonzales Linares, Laurent Jalabert, Marino Lejarreta
4 podiums : Miguel Maria Lasa, Tony Rominger, Alex Zülle
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